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Un criminel de guerre candidat à la Présidence de la RD Congo

Un criminel de guerre candidat à la Présidence de la RD Congo 

Le "raïs" Joseph Kabila.

 Mentez, mentez, la vérité finit toujours par surgir, dit un ancien adage. La fin de l’état de grâce accordé au criminel rwandais qui se fait appeler ‘Joseph Kabila Kabange’ et qui dirige la République Démocratique du Congo (RDC) illégalement et par défi est arrivée. Le glas commence à sonner pour l’imposteur et le tueur qui règne en tyran depuis plus de 9 ans à la tête de ce 3ème plus grand pays d’Afrique.

Londres. Correspondance particulière.

Le verdict des Nations Unies sur les crimes et massacres que le Pol Pot africain a commis dans ce pays est accablant. La vérité est têtue, dit-on. La toile d’araignée de la justice divine et de la justice internationale tissée par le sang des millions des victimes congolaises et hutu rwandaises qui crie justice commence à l’étrangler. Cet ancien rebelle, de son vrai nom Hyppolite Kanambe à qui James Kabarebe dit ‘avoir apprit comment manier les armes’ et qui s’était fait bombardé général à son arrivée à Kinshasa sans n’avoir jamais été dans un centre d’instruction militaire ou dans une école de formation d’officier est actuellement visé par une fatwa onusienne. Il devra bientôt répondre de ses crimes et des actes commis par lui et les troupes qu’il commandait au front Nord de la RDC lorsque l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) avait attaqué l’ex. Zaïre en 1996.

Reconnaissance par l’ONU des crimes commis en RDC par l’AFDL et le FPR

Seize ans d´impunité en Afrique des Grands Lacs viennent de sonner le glas avec la prochaine publication du rapport du Haut Commissariat des Nations Unies sur les Droits de l´Homme sur les massacres, les crimes de guerres, les crimes contre l’humanité ainsi que les crimes de ‘génocide’ commis sur le territoire congolais par les assassins composés des miliciens de l’AFDL, des militaires de l’armée rwandaises de Paul Kagamé, des armées ougandaise et burundaise. En publiant ce rapport, l’ONU a sifflé la fin de la recréation à Kigali et à Kinshasa. Paul Kagamé qui dirige le Congo à distance par l’intermédiaire de son valet placé à Kinshasa et appelé ‘Joseph Kabila Kabange’ pourra se retrouver très prochainement devant la barre pour répondre des crimes commis au Congo depuis l’entrée de son armée dans ce pays en 1996. De part la reconnaissance par les Nations Unies du fait que le Congo était agressé militairement par ses voisins, nous avons le droit de conclure que Paul Kagamé et ‘Joseph Kabila Kabange’ ainsi que tous leurs complices sont coupables des crimes d’agression, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui sont imprescriptibles aux termes de l’article 1er du Statut de Rome et doivent être traduits en justice, arrêtés et jugés.

En effet, le pré-rapport de l’ONU décrit de manière claire et sans ambigüité toutes les atrocités sur l’épuration ethnique qui a eu lieu au Congo entre 1993 et 2003 et qui se poursuit jusqu’à ce jour à l’intérieur de notre pays. Dans le documentaire vidéo intitulé ‘l’Afrique en Morceaux’, James Kabarebe, alors colonel et chef d’état major de l’armée rwandaise se réjouit du bombardement pendant plus de 24h00 en 1996 des camps des refugiés hutu rwandais installés sur les montagnes qui entourent la ville de Goma. Sans mâcher les mots, James Kabarebe décrit comment ces camps s’étaient vidés de leurs populations en 24h00. En faisant toute ces déclarations vidéo, James Kabarebe et son neveu le commandant Hyppo (Hyppolite Kanambe) qui deviendra plus tard ‘Joseph Kabila Kabange’ ne savaient pas qu’un jour, l’ONU et le monde entier suivraient leurs traces pour enquêter sur les massacres et tueries dont ils ont été les auteurs et commanditaires, massacres qualifiés aujourd’hui de crimes de ‘génocide’.

Un criminel de guerre candidat à la Présidence en RDC

Lors de leur conclave tenu il y a quelques jours à Kisangani, les membres du parti politique de ‘Joseph Kabila Kabange’ l’avaient désigné candidat à sa propre succession. Aujourd’hui, un rapport des Nations Unies accuse les troupes de l’AFDL commandées à l’époque par Joseph Kabila Kabange’ sous son vrai nom de commandant Hyppolite Kanambe de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crimes pouvant être qualifiés de ‘génocide’. En occident et dans tout le monde civilisé, toute personne qui occupe des fonctions importantes dans la vie publique ou privée citée dans un dossier reprenant des crimes aussi graves que ceux cités ci haut démissionnerait de son poste en attendant qu’une enquête judiciaire puisse la blanchir avant de revenir sur la scène publique. On ne se porte pas candidat à une fonction publique ou privée à partir du moment où des accusations graves comme celles de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité sont portées contre sa personne.

Mais au Congo occupé, l’imposteur et criminel rwandais qui dirige ce pays par défis n’entend pas les choses de cette manière. Comme son maître à penser et protecteur Paul Kagamé qui a toujours soutenu les activités de son entreprise criminelle au Congo, il se moque de ce rapport de l’ONU et il a déjà commencé sa campagne électorale pour 2011 en sillonnant les deux provinces du Kasaï et celle du Bandundu. L’actuel président du Congo et candidat à sa propre succession devra savoir que sa place n’est pas à la Présidence de ce grand pays mais en prison et devant les juges pour les massacres commis en RDC et qui ont couté la vie à plusieurs dizaines de milliers de hutu rwandais et à plus de 7 millions de congolais. Les congolais doivent donc se mettre debout pour exiger que ce criminel qui se fait appeler ‘Joseph Kabila Kabange’ et qui était l’un des principaux acteurs de ces massacres ne se présente pas à une quelconque élection en RDC jusqu’à ce qu’il réponde de ses actes devant des tribunaux.

Appel à l’Unité des Congolais

L’ampleur des crimes, des meurtres, des assassinats ciblés, des viols, des enterrements des personnes vivantes qui se perpétuent en RDC depuis 1996 sont connus depuis des années. Dans l’un de nos nombreux articles scientifiques publiés sur la guerre et les pillages de la République Démocratique du Congo, nous dénoncions en 2005 (lire les pages 7 à 32 sur http://www.accord.org.za/downloads/ajcr/ajcr_2005_2.pdf?phpMyAdmin=ceeda2df659e6d3e35a63d69e93228f1) le ‘génocide’ dont est victime la population congolaise et les pillages des ressources naturelles de la RDC.

Aujourd
’hui, nous demandons aux congolais d’exiger à l’ONU la publication urgente et sans falsification de ce rapport qui retrace de la manière la plus impartiale et la plus professionnelle les plus graves violations des Droits humains et du Droit international humanitaire commises dans notre pays entre mars 1993 et juin 2003. Nous appelons aussi l’ONU à enquêter sur les autres massacres, tueries, pillages, viols massifs et autres crimes et violations des droits humains qui ont eu lieu au Congo entre juillet 2003 et août 2010 et en punir les auteurs. Nous pensons ici au massacre de plus de 300 civils à Kinshasa le 22 août 2006 lors de l’attaque de la résidence du vice-président Jean Pierre Bemba; au massacres des membres de Bundu dia Kongo du 31 janvier au 2 février 2007 et qui avait fait, selon plusieurs témoignages, plus de 1.000 morts, au massacre des membres de la garde rapprochée du sénateur Jean Pierre Bemba et de plusieurs civils à Kinshasa du 22 au 24 mars 2007 et qui avait fait plus de 1.000 morts.

Les congolais doivent aujourd’hui travailler ensemble pour exiger qu’un tribunal pénal international pour le Congo soit institué tel que décidé au Dialogue inter-congolais. Ce tribunal devra juger cette cohorte de criminels qui ont occasionnés la mort de plus de 7 millions de congolais. S’il y a eu un tribunal spécial pour le Rwanda, pour la Siéra-Leone et pour l’ex. Yougoslavie, il n’y a pas des raisons pour qu’il n’y en ait pas un pour le Congo. Les congolais devront continuer à se battre pour obtenir l’institution d’un tribunal spécial pour le Congo pour juger les crimes commis dans ce pays. Comme pour le cas des pays cités ci-haut, la justice est indispensable au retour de la paix dans notre pays et dans l’ensemble de la sous région des Grands lacs. Les Congolais ont besoin de connaitre le rôle que le criminel qui se fait appeler ‘Joseph Kabila Kabange’ a joué dans les massacres de Mugunga, Kasese, Shabunda, Kalima, Amisi, Tingi-Tingi, Bengamisa, Ubundu, Boende, Mbandaka, Bolenge, Iyonda, Wendji etc. Ce tribunal que nous appelons de tous nos vœux permettra de mettre la justice au service de la réconciliation nationale et internationale et de mettre fin à la culture de l’impunité, de la mort et du sang, au faux et usage des faux, à l’imposture, au projet de balkanisation du Congo et aux pillages des ressources naturelles du pays par ses voisins avec le soutien des pays occidentaux.

La Justice doit Agir Maintenant et Vite

Pour protéger le peuple congolais des meurtres que le Pol Pot africain appelé ‘Joseph Kabila’ et ses associés peuvent encore commettre et pour éviter que ce sinistre personnage n’applique la politique de la terre brûlée dans notre pays, nous demandons à l’ONU de procéder urgemment à l’arrestation, à titre préventif, de tous ceux sur qui pèseraient de lourdes présomptions de culpabilité dans ces massacres et ces tueries jusqu’au prononcé du jugement afin d’éviter qu’ils ne puissent effacer les traces de leurs crimes, intimider ou tuer les témoins qui sont disposés à témoigner contre eux. La justice a urgemment l’obligation de retirer de la circulation ces délinquants, ces criminels qui terrorisent, torturent et tuent la population congolaise tous les jours sous un silence ahuri de la communauté internationale. La justice est appelée a en faire des prévenus en les mettant hors d’état de nuire en attendant qu’ils aient le temps de prouver leur innocence devant des tribunaux justes et impartiaux.

Nous exigeons aussi immédiatement l’arrestation, l’incarcération, et le jugement de tous les associés de ‘Joseph Kabila’ dont Nkunda Batware, Bosco Ntaganda, Azarias Ruberwa, le général John Numbi, le général Bisengimana, le général Denis Kalume, le colonel Raus Chalwe, le colonel Daniel Mukalay, les tueurs spécialisés de l’A.N.R. comme Kalev Mutond, le général Amisi Tango Fort ainsi que plus d’une vingtaine de civils bombardés Généraux au sein des FARDC qui avaient servi au sein du RCD et du CNDP qui sont des héritiers de l’aile extrémiste de l’AFDL et qui ont gardé des liens permanents avec Paul Kagamé qui est le principal accusé dans ce rapport de l’ONU. Agir contrairement à cette tradition juridique serait suicidaire pour l’ONU lorsque l’on sait que l’ancien président yougoslave était immédiatement arrêté et retiré de la circulation lorsque les allégations des massacres à Srebrenica étaient connues. Soutenir le contraire serait injuste pour la RDC lorsque l’on constate que ces criminels continue à superviser le pillage des ressources naturelles du pays et est à la tête d’une armée incontrôlée qui continue à tuer, à piller et à violer massivement les congolaises à travers le pays.

Appel international à se désolidariser des tueurs des Grands Lacs

Ce rapport de l’ONU va sûrement changer la donne politique et stratégique dans la région des Grands Lacs qui est actuellement dominée par le mensonge, la falsification, les faux et usage des faux et la maffia. Il est donc grand temps pour que tous les parrains internationaux de Paul Kagamé et de ‘Joseph Kabila Kabange’ se dissocient de leurs poulains pour qu’ils ne se retrouvent, le moment venu, devant des courts et tribunaux pour association des malfaiteurs et association aux crimes de guerres, aux crimes contre l’humanité et aux crimes de génocide. Toutefois, tôt ou tard, il sera possible que les différentes personnes et institutions qui ont soutenu les massacres, les tueries, les viols et les pillages au Congo soient appelées devant des instances judiciaires pour livrer leurs versions des faits sur ces actes ignobles qui ont endeuillé, déstabilisé et conduit à la ruine totale un pays depuis des décennies, qui ont arrêté l’élan du développement humain et hypothéqué l’avenir de toute une nation pour des décennies à venir.

En obtenant des arrestations, des jugements et le cas échéant, des condamnations contre ces criminels, les Congolais de tous les horizons et de toutes les tendances politiques honoreront la mémoire de Kimpa Vita, de Simon Kimbangu, de Patrice Emery Lumumba, de Pierre Mulele, du Cardinal Malula, de Mgr Kataliko, du Cardinal Etsou, de Floribert Chebeya et de tous les autres compatriotes qui ont donné leurs vies pour voir le peuple congolais vivre dans un pays libre, juste et prospère.

Dr Guillaume Iyenda, PhD.
Londres, Royaume Uni

Bilan des guerres de 1993 à 2003, Un TPI pour la RDC s’impose

Par  Le Potentiel

Après moult tergiversations, la RDC semble désormais rattrapée par l’idée de la création d’un Tribunal pénal international. L’idée n’est pas du tout dépassée comme l’avait estimé le ministre de la Justice en mai dernier. Au contraire, elle s’impose au vu du « Mapping rapport » que s’apprête à publier le Haut commissariat de l’Onu aux droits de l’Homme (HCDH). La balle est dans le camp du Conseil de sécurité de l’ONU pour la formalisation de ce vieux projet.

A quand un tribunal pénal international pour la RDC ? La question est sur toutes les lèvres ; aussi bien en RDC, dans les Grands Lacs que dans la communauté internationale. Ce plaidoyer s’est renforcé par les fuites d’informations sur le « Mapping rapport » que le Haut commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme (HCDH) s’apprête à rendre public le 1er octobre 2010.

Ce rapport contient des révélations très édifiantes sur ce qui s’est passé en RDC entre 1993 et 2003. Il s’agit essentiellement d’un bilan des guerres qui se sont déroulées de manière répétitive en RDC et dans d’autres pays de la sous-région, notamment au Rwanda et au Burundi.

La lecture sommaire de ce bilan indique qu’il s’est commis dans cette région d’Afrique, et particulièrement au Congo, des massacres et des crimes considérés comme les plus graves violations des droits de l’Homme.

Aussi fait-on état des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et d’autres que les enquêteurs assimilent facilement au génocide. C’est le cas des massacres, par les forces rwandaises conduites par le général Paul Kagame, des Hutu réfugiés en RDC entre 1996 et 1998. La responsabilité du régime de Kigali serait entièrement engagée et du coup le « Mapping rapport » a été taxé d’accablant pour le président rwandais. Chantre du génocide tutsi. Ce dernier ne serait pas moins génocidaire que les FDLR.

Mais il n’y a pas que les Hutu rwandais qui ont été massacrés. Des millions de Congolais - les chiffres varient entre 3 et 6 millions - ont péri dans ces guerres successives. Le rapport du HCDH indique également que des exactions ont été commises sur des populations civiles par des soldats sur instruction de leur hiérarchie militaire et civile.

Ces crimes doivent-ils rester impunis ? C’est cette question qui justifie la raison du plaidoyer pour la création d’un tribunal international pour la RDC. Les bourreaux et les coupables de tous ces crimes graves doivent répondre devant les juridictions compétentes et être condamnés. Quel que soit leur rang social ou politique actuel. Des exemples sont légion : l’ex-Yougoslavie, le Rwanda, la Sierra Leone et le Cambodge.

Pourquoi un TPI et non la CPI ? La raison est simple. La Cour pénale internationale (CPI) ne peut être saisie du fait qu’elle est limitée dans le temps. En clair, elle ne peut connaître que des crimes commis depuis 2002, date de sa mise en œuvre (Cfr. Statut de Rome). Or, dans le cas de la RDC, le HCDH part de 2003 et remonte jusqu’en 1993 pour répertorier tous les crimes commis sur le territoire congolais. De ce fait, une juridiction spéciale est requise pour poursuivre tous les auteurs de ces crimes durant l’espace temporel délimité par le HCDH pour son enquête.

LA RDC RATTRAPEE PAR L’IDEE DE CREATION D’UN TPI

L’idée d’un TPI pour la RDC a fait du chemin. Elle figure au nombre des recommandations du Dialogue intercongolais tenu en Afrique du Sud en 2003. Des organismes internationaux, tel Human rights watch ont formulé en son temps la même recommandation.

Vers la fin de la période de transition (mars 2006), la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo), sous la houlette de Mgr. Monsengwo, a présenté à Kofi Annan, alors secrétaire général de l’ONU, un mémo dans lequel figurait en bonne place la requête relative à l’instauration d’un TPI pour la RDC. Dernièrement, l’idée a été reprise par la Nouvelle société civile du Congo (NSCC) en procédant même à la récolte des signatures des Congolais.

Cette idée se précise de plus en plus aujourd’hui et met en mal la position prise en mai dernier par le gouvernement qui, par la voix de son ministre de la Justice. Il avait taxé la démarche de la NSCC de « dépassée ». Préférant à la création d’un TPI, la responsabilisation des juridictions congolaises.

« Kinshasa ne bougera pas », confiait, à ce propos à Le Monde, un haut-fonctionnaire congolais sous couvert d’anonymat. Parce que, relevait-il, « des responsables de ces tueries sont encore au pouvoir ». Ce qui vraisemblablement met dans l’embarras le gouvernement qui, malgré ses liens avec des pays clairement ciblés dans le rapport de HCDH, a le devoir d’honorer la mémoire des Congolais, victimes d’atrocités révélées dans ce rapport.

Dans tous les cas, le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme s’en est donc remis à la « nécessité de créer de nouveaux mécanismes» judiciaires, une instance judiciaire supranationale pour rendre justice aux victimes et briser, enfin,« le cycle de l’impunité » qui règne dans la région.

Il est vrai que le rapport du HCDH a donné un coup d’accélérateur au plaidoyer pour la création d’un TPI pour la RDC. Il offre une base devant pousser le Conseil de sécurité de l’ONU à se prononcer très rapidement sur la concrétisation de cette idée afin qu’il soit mis fin à l’impunité qui a élu domicile en RDC et dans la région des Grands Lacs, où persistent encore des personnes dites intouchables et qui continuent à narguer les victimes.

Le Rapport du HCDH couvre dix ans de guerre en République démocratique du Congo, de 1993 à 2003. Mais «le plus grand nombre d’incidents de toute la décennie», note-t-il, concerne le premier conflit (juillet 1996-juillet 1998), marquée par la chute du régime de Mobutu, chassé du pouvoir par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), soutenue par des armées étrangères, notamment celle du Rwanda (l’APR).

Immobilisme de la Monusco, Mea culpa ; L’Onu reconnaît : « Nous avons échoué »

*Dans son rapport au Conseil de sécurité de l’Onu sur les viols collectifs à l’Est de la Rdc, le sous-secrétaire général de l’Onu en charge des opérations de maintien de la paix a déclaré que la Monusco à failli à sa mission de protection des civiles.

Il y a quelques jours, les viols massifs des populations dans l’Est de la Rdc, particulièrement au Nord-Kivu, ont fait jaser. La Monusco n’a trouvé mieux que de s’offrir des excuses sur un fond d’amour propre. La situation est pourtant claire. Les casques bleus ont failli à leur mission. La phrase est d’un responsable de l’Onu en la personne de Atul Khare, Sous-secrétaire général de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix.

Dans son rapport au Conseil de sécurité de l’Onu le mardi dernier, le Sous-secrétaire général de l’Onu en charge des opérations de maintien de la paix, a fait savoir que les casques bleus de la Monusco s’étaient montrés incapables d’empêcher les viols collectifs et systématiques à l’Est de la Rdc. Il a rappelé au Conseil de sécurité de l’Onu que près de 500 victimes, dont des enfants, avaient subi la loi des violeurs dans près de 13 villages. Du 30 juillet au 3 août 2010, près de 242 femmes ont été violées.

Indignation au Conseil de sécurité

Après son exposé, signalent nos sources, les membres du Conseil de sécurité se sont indignés de ses actes de viol, mais aussi par le fait que les casques bleus n’aient pas été capables de les empêcher. Ils ont critiqué vertement l’incapacité de la Monusco à empêcher tel drame. Atul Khare a souligné qu’en plus, près de 260 viols supplémentaires de femmes et d’enfants, dont certains à peine âgés de 7 ans, ont été perpétrés au Nord-Kivu et au Sud-Kivu au courant du mois d’août.

Après avoir reconnu l’immobilisme de la Monusco face au drame qui se passait presque sous sa barbe, le Sous-secrétaire général de l’Onu en charge des opérations de maintien de la paix, a entonné le refrain sur la responsabilité du gouvernement dans la protection de la population. En arrivant en Rdc en 1999, l’Onu savait que la charge de protéger la population incombait au gouvernement. Mais elle a envoyé une force dans ce pays avec mission de protéger la population et de rapatrier les groupes armés étrangers comme locaux. La responsabilité du gouvernement ne dédouane pas la Monusco du devoir de remplir correctement sa mission.

« Nous avons clairement échoué »

Ceux qui sont accusés d’avoir commis ces crimes sont des candidats au désarmement et au rapatriement. La Monusco ne l’a pas fait. Ceux qui ont été violées, appartiennent à la population que la Monusco devrait protéger. Cela veut clairement dire que la Monusco a échoué dans ses deux missions essentielles. Atul Khare a raison de déclarer que : « nous avons clairement échoué également »... « Nos actions ont été insuffisantes, ce qui a eu pour effet des brutalités inacceptables contre les villageois de la région. Nous devons faire mieux ». Et d’ajouter : « Je me sens personnellement coupable envers les personnes qui ont souffert de ces brutalités », a-t-il conclu. Voilà qui doit inspirer Roger Meece qui, dans ses déclarations, a plus protégé un certain amour propre en lieu et place d’une évaluation sans complaisance. C’est lorsqu’on reconnaît les failles que l’on peut faire mieux. Dans le cas contraire, on sombre dans la routine des sentiers battus. Evoquer la responsabilité du gouvernement et les difficultés de terrain pour justifier l’inaction de la Monusco, c’est démissionner. On aurait voulu par conséquent que le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu aille jusqu’au bout de sa logique.

Pour revenir au mea culpa de l’Onu par son sous-secrétaire général en charge des opérations de maintien de la paix, il a proposé pour l’avenir des patrouilles supplémentaires. Ce qui est une bonne chose, mais à condition que ces patrouilles ne ressemblent pas à celles qui se sont montrées aveugles devant des viols collectifs et systématiques. Ce qu’il faut changer, c’est la mentalité au sein de la Monusco.

Des patrouilles systématiques dans l’avenir

Le sous-secrétaire général de l’Onu en charge des opérations de maintien de la paix a proposé ce que la Monusco n’a jamais fait, des patrouilles systématiques en lieu et place de celles de villégiature organisées à ce jour. La meilleure façon de combattre les viols, c’est de ne pas dire une chose et son contraire. Par exemple, dire haut et fort soutenir le gouvernement dans sa lutte contre les Fdlr et flirter avec ces rebelles rwandais. Atul Khare a proposé des sanctions ciblées contre les chefs des groupes responsables de ces viols. Cette recommandation ressemble à une déclaration-lieu commun. On aurait voulu entendre qu’il y aura intensification des actes de traques de ces groupes rebelles. Quelle sanction peut-on proposer à des hors la loi qui agissent de nuit et disparaissent dans la nature ?

Avait également fait son rapport au Conseil de sécurité de l’Onu, Margot Wallström, la représentante spéciale de l’Onu pour la prévention de la violence sexuelle dans les conflits armés. Elle a pour sa part décrit les scènes de viol notamment en expliquant au Conseil de sécurité de l’Onu que certaines femmes avaient été violées tour à tour par cinq ou six hommes. Pour elle, on ne peut appeler autre ces actes que « crimes contre l’humanité ». Comme on le voit, le dossier Fdlr reste entier. Il revient au gouvernement congolais de comprendre qu’il ne peut rien attendre de la communauté internationale, mieux de la Monusco. On ne peut s’étonner de constater que les combattants Fdlr ont leurs représentations en Europe où leurs membres ont le statut honorable de réfugiés. Ce sont eux qui prennent la parole pour le compte des Fdlr. Pour le cas des viols, ce sont eux qui ont démenti les faits et blanchi les Fdlr.

Une chose et son contraire

Les souvenirs de Congolais se brouillent à l’idée que l’Europe pouvait tolérer qu’un mouvement terroriste qui a démontré le haut degré de sa violence aveugle, puisse avoir une représentation officiellement installée dans un pays épris de paix et de justice. Il y a peu, l’Europe s’était réveillée pour mener la guerre contre les chefs des Fdlr, après plus rien. Pour les violeurs, c’est un acte d’encouragement. Les pays européens qui hébergent les représentations des Fdlr comptent curieusement parmi les nations qui semblent s’émouvoir, s’attendrir sur le sort des Congolaises violées. Cela s’appelle verser des larmes de crocodile.

Joachim Diana G.

Viol au Kivu : L’hypocrisie de la communauté internationale.

9 septembre 2010 | Auteur: redaction

Une fois de plus l’hypocrisie des puissances occidentales  a été prouvée. Nous pouvons expliquer l’ambigüité de l’attitude des faiseurs des rois par l’extrapolation de la fable de la fontaine : selon que ton régime sera proche ou éloigné des milieux occidentaux, le jugement de la communauté internationale te rendra blanc ou noir. Pas plus qu’hier, la condamnation par lapidation d’une iranienne du reste accusée de prostitution  et de complice pour le meurtre de son ex mari est le motif suffisant pour que  l’univers tout entier monte au créneau. Le Pape s’en offusque ;  le Parlement européen s’est saisi du problème et procédé au vote ; la France par son ministre des affaires étrangères, se prépare à rencontrer les autorités iraniennes et ne jure que sur la libération de Sakineh Ashtiani. Voilà que le sort d’une seule femme mobilise autant d’énergie, trouble le repos de toute notre planète.

Mais qu’en est-il des 500 femmes violées au Kivu, condamnées à une mort certaine, des suites du mal leur infligé notamment le Sida ! C’est à peine que l’ONU lève le ton avant de classer l’affaire dans le dossier nécessitant des enquêtes supplémentaires, pousse le ridicule en demandant le concours des autorités congolaises ; ces autorités qui refusent d’élucider  les circonstances de l’assassinat de Floribert Chebeya

Malheur à vous scribes et pharisiens hypocrites occidentaux ! Vous mettez en prison des leaders politiques pour des actes commis par des tiers, cas de JP Bemba ; vous  poursuivez en justice le Président en exercice, El Béchir du Soudan mais vous laisser se promener les scélérats tels que Nkunda Batware, Tanganya Bosco.

Aussi curieux que cela puisse paraître, contrairement à la rébellion que conduisait respectivement Ruberwa (RCD), JP Bemba ( MLC), Nyamwisi ( Maï-Maï), qui visait le pouvoir de Kinshasa, occupait une portion  du territoire national, les rebelles hutu ( FDLR) opèrent dans le sens inverse : ils  occupent la terre congolaise, violent les congolaises ; le pouvoir de Kigali, les femmes tutsies ne sont guerre  inquiétés. A-t-on jamais vu une rébellion qui ignore son propre pays, ne porte les armes que pour entrer dans le territoire étranger ?

La question serait de savoir si la rébellion hutu fonderait leurs motivations sur les dividendes que leur promet Kigali auquel cas le Président rwandais devra répondre de ces cas de viols en plus du génocide hutu consigné dans le rapport à publier. Et si d’aventure, les FDLR, célèbres pour ses exactions sur la population civile et  viol sur les femmes et enfants à l’Est du pays se donnent pour seul objectif de se fixer sur une partie du territoire congolais, ce mouvement armé  hutus n’a pas  qualité de rebelle qu’on lui attribue ; ce sont des criminels errants dont l’action  ne justifierait le déploiement des unités onusiennes, la MONUC. L’on  ne peut, par exemple,  envoyer un contingent  de l’ONU rien que  pour contrer le cartel de la drogue au Mexique ou en Colombie.

Dans l’une ou l’autre hypothèse, les mafieux sont mieux placés que quiconque pour expliquer l’état de ni paix ni guerre qui sévit à l’Est de la RD Congo. Grâce à ce scénario,  pour faire tomber un régime genre République islamique d’Iran, tous les prétextes sont bons : si ce n’est une femme menacée de lapidation, ce sera l’abattage d’un arbre qui pourrait amener les écologistes occidentaux à  demander des sanctions internationales contre le pays chiite; la presse s’y investirait en s’appuyant sur des témoignages allant du danger que ferait courir l’abatage d’un tel arbre sur le plan environnemental à l’équilibre universel menacé, etc.. Alors que la violation, au quotidien, des droits humains, le viol sur les milliers des femmes et enfants, le massacre de la population se heurtent contre le silence des faiseurs des rois, ses médias, dès lors que le régime incriminé serait de leur obédience. Malheur à vous scribes et pharisiens hypocrites occidentaux.

Awazi Kasele

Représentant de l’Udps, Suisse et Allemagne.

Mémorandum des femmes RDCongolaises de la Diaspora en Grande-Bretagne.

9 septembre 2010 | Auteur: redaction

Nous saisissons l’opportunité en ce jour du 7 Septembre 2010 marqué par la  réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur le cas des récents viols massifs en République Démocratique du Congo, pour dénoncer cette guerre à basse intensité imposé aux populations Congolaises de l’est du pays. Le femicide, les viols, les actes atroces, dégradants et ignobles ainsi que l’insécurité humaine et la peur caractérisent aujourd’hui le climat de vie des populations de l’Ituri, du Nord et Sud Kivu ainsi que de toute l’entendue de la RDCongo ; dans une stratégie et une complicité de balkaniser le pays. Nous témoignons et exprimons d’une part notre solidarité et d’autre part notre préoccupation pour les innocentes populations congolaises, particulièrement les femmes, vieilles, jeunes et petites filles qui sont tombées et tombent encore sous les affres de ces conflits armés. Nombreuses d’entre elles vivent dans l’insécurité humaine permanente,  subissant des Crimes sexuels et sexospécifiques, kidnappées, torturées, violentées, affamées, meurtries et errantes dans les forêts, montagnes, les vallées, les camps de déplacés internes et au delà  des frontaliers, fuyant ainsi les traitements inhumaines auxquels elles sont exposées injustement. Cette situation met en mal les principes même  qui fondent les valeurs universelles des droits humains, de dignité de la personne et de la démocratie.

Nous déplorons avec amertume, les nombreux rapports sur le nombre effrayant de victimes de violences et crimes commis, véritablement sans précédent, (5.4 Millions de morts ), et qu’aucune protection efficace des populations (particulièrement des femmes) n’ait été véritablement mise en place par les autorités Congolaises et la Mission des Nations Unies en R.D.C (MONUC), mandatée par le Conseil de Sécurité de Nations Unies.  Nous   rappelons que depuis plus d’une décennie,  les populations Congolaise l’Ituri, du Nord et Sud Kivu subissent  les conséquence du          conflit fratricide interethnique entre  Rwandais (Hutu et Tutsi) qui a été exportée sur le sol Congolais par l’opération Turquoise mandatée par le Conseil de Sécurité de l’ONU en 1994. Sous prétexte d’autodéfense, le Rwanda avait officiellement envahi la DRCongo et s’était livré à des tueries à caractère génocidaires des populations civiles Congolaises et refugiés Rwandais ainsi qu’avait profité pour piller des ressources naturelles Congolaises. Ceci incita la convoitise d’autres pays voisins de la RDcongo ;  notamment l’Ouganda.  Ceci engendra une guerre régionale sous le sol Congolais ; qui inclus 7 pays étrangers; y compris les forces armées nationales Rwandaises et Ougandaises qui se livrèrent une bataille féroce en toute impunité internationale, malgré les nombreux rapports sur les victimes civiles Congolaises.

Nous condamnons à la fois  l’hégémonie de certains pays, particulièrement ceux sous la protection des membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies,   les pratiques esclavagistes, deshumanisantes et  génocidaires des multinationales capitalistes vicieuse hors la loi au 21ieme siècle, ainsi que le silence complice face à cette atteinte au corps et mental de la femme noire Congolaise qui détruit toute la  société Congolaise et empêche les communautés d’avoir la paix,  se développer, vivre dans la dignité et l’entente.

Nous accusons le crime de non-assistance en personne en danger démontrée  par  le Conseil de Sécurité de Nations Unies à travers la MONUC/ MONUSCO, l’Union Africaine, L’union Européenne, les Pays de la CEAC, des grands lacs d’Afrique, et ECA ainsi que l’actuel Gouvernement Congolais face à ces crimes imposés aux populations civiles congolaises.

Nous dénonçons donc l’impunité internationale, régionale, nationale et locale face aux crimes que les femmes Congolaises continuent à subir et toutes les sortes des discriminations  ainsi violences depuis 1997 qui marquent l’invasion des forces étrangères en RDCongo.

Nous réclamons la fin de l’occupation de la RDC par les forces étrangères ainsi que la démilitarisation,  et non-légitimation de la violence comme moyen d’accéder au pouvoir dans les instituions étatique  et la gouvernance du pays.

Nous exigeons que justice soit faites, afin de rétablir la paix et la dignité des populations congolaises ainsi qu’assurer la réconciliation des peuples dans la Région des Grand Lacs.

Nous interpellons le Conseil de Sécurité des Nations Unies, particulièrement la Grande Bretagne ainsi que le Gouvernement Congolais face à leur engagement suivant:

-La Déclaration Universelle des Droits Humains du 10 décembre 1948.

-Les quatre Conventions de Genève de 1949 et protocoles additionnels y afférents de 1977.

-La Convention des Nations Unies de 1979 sur l’Elimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes(CEDEF)

-Les articles 7 et 8 du Statut de Rome créant la Cour Pénale Internationale, sur les violences sexuelles et sexospécifiques.

-Les résolutions 1325 et 1820 du Conseil de Sécurité des Nations Unies de 2000, sur la Femmes, Paix et Sécurité.

Nous rappelons la résolution 1674 (2006) du Conseil de Sécurité des Nations Unies relative à la protection des civils dans les conflits armés, les résolutions1493 (2003), 1596 and 1616 (2005) 1698 (2006), 1768 (2007) 1771 (2007-2008) concernant les embargos des armes.

Nous invoquons la résolution 1756 (2007) du Conseil de Sécurité des Nations Unies relative à la situation DRCongo; qui établi un lien entre les conflits armées, l’exploitation des ressources naturelles, les compagnies multinationales, les viols et les violences sexuelles à l’encontre des femmes et des jeunes filles utilisés comme arme de guerre stratégique par les groupes armés.

Nous citons la résolution 1794 (2007) du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui souligne que la protection des civils doit être prioritaire lorsqu’il s’agit de décider de l’usage et des capacités de ressources disponibles et qui rappelle que la Mission du Conseil de Sécurité des  Nations Unies a pour mandat d’utiliser tous les moyens nécessaires pour protéger les civils exposés à la menace imminente de violences physiques.

Nous évoquons le rapport publié en 2008 par les experts des Nations Unies qui a mis en évidence l’implication de plusieurs ressortissants et entreprises occidentales dans le financement du conflit dans l’est de la RDCongo et en particulier des mouvements rebelles.

Nous mentionnons le nouveau rapport « projet Mapping » du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits Humains, suivant la Résolution 1794 (2007), concernant les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003  sur le territoire Congolais.

Nous réclamons la mise en application de article 5 du  Statut de Rome relevant la compétence de la court sur les crimes commis en République Démocratique du Congo, face à ce qui est défini dans les articles 6, 7 et 8.

1)      Article 6 : Sur la définition de crimes de Génocide (notamment les points b, c,d )

2)      Article 7 : Sur la définition de crimes contre l’humanité (notamment les points (g), sur les violences sexuelles, (h) sur les persécutions et (d) sur les déplacements forcés.

3)      Article 8 : Sur la définition de crimes de guerre

Il est temps que la raison, la morale et la dignité humaine l’emportent sur le profit et l’injustice dans la Régions des Grands Lacs. Le sang des innocentes victime coulent et ne s’arrêtera qu’avec la justice et la restauration de la paix

En tant que résidentes et actrices dans la société Britannique nous interpellons le Gouvernement Britannique, membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies, de démontrer une volonté politique pour mettre fin aux conflits armés dans la région des Grands Lacs d’Afrique dont les causes ont pour conséquence ces violences faites aux femmes. Nous leur demandons de s’engager à faire appliquer les normes de l’O.C.D.E qui sont violées par des compagnies multinationales basées en Grande – Bretagne, cité dans le rapport des experts de L’ONU sur l’exploitations des ressources naturelles congolaises  et qui sont listées  à la bourse de Londres.

Nous demandons que justice et réparations soient rendues aux femmes Congolaises ainsi qu’aux populations civiles de la RDCongo et de la région des Grands Lacs d’Afrique.

Nous encourageons le gouvernement Britannique à doubler les efforts à travers dans l’accompagnement du renforcement des institutions qui garantissent la souveraineté d’un Etat de Droit et la transformation sociale ainsi que le développement humain en RDCongo.

Fait à Londres le 7 Septembre 2010

COMMON CAUSE UK, Platform of Congolese Women in the UK.

LES PIEGES D’UN RAPPORT INCOMPLET

8 septembre 2010 | Auteur: donkayembe

Par Père Kakaluigi

- Attention à ne pas crier victoire avant le temps

- L’ONU a encore ses yeux bandés et il nous dit une partie de sa verité

- Ban Ki-moon à Kigali, pour calmer seulement Kagame, ou pour des compromis ?

Un brouillon du rapport Projet Mapping de l’ONU élaboré par l’Haut Commissariat au Droits de l’homme, est en train de circuler dans le monde entier, et parle de génocide au Congo. Le rapport en effet concerne les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo 2010.

Dans l’introduction de ce rapport nous lisons : « Cependant, aucun rapport ne peut suffisamment décrire l’horreur de ce que les populations civiles au Zaïre, devenu République démocratique du Congo ont vécu. Presque chaque personne a une ou plusieurs histoires de souffrance et de perte à raconter. Certaines victimes sont devenues auteurs de crimes et certains responsables de crimes ont été victimes à leur tour de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans un cycle de violence qui n’est pas encore terminé. »

Je suis accord avec cette affirmation qu’en ces jours j’ai trouvé dans ma boite : « Ce rapport se veut représentatif dans sa description des violences qui ont affecté directement ou indirectement une vaste majorité de la population congolaise. Il ne vise pas à attribuer de responsabilités individuelles, ni à blâmer un groupe plutôt qu’un autre. Cependant, en toute franchise, il laisse aux victimes et témoins la description parfois brutale des tragédies qu’ils ont vécus. Il se veut un premier pas vers un exercice de vérité parfois douloureux mais combien nécessaire. » (NB. Je ne connais pas la source)

Dès que le quotidien « le Monde » et la BBC  l’ont  rendu publique des voix s’élèvent  de partout.  Il y a ceux qui crient à une victoire, mais il aussi ceux comme le Rwanda, qui démenti et dénonce violemment le rapport et s’apprête à présenter à l’ONU toute une série d’amendements mensongers.  La RDC de son coté, est divisé dans ses appréciations et déclare d’attendre le document officiel, prévu per ce 01 octobre 2010. Et pourtant c’est depuis un certain temps que le document se trouvé sur le bureau du Président Kabila et circule dans les couloirs des chancellerie diplomatiques concernées.

Le document ne dit pas toute la vérité.

L’Onu a décidé de publier le rapport le premier octobre. Les ONG des droits de l’homme sont intervenues auprès de l’ONU pour que le rapport soit publié dans toute son intégralité. L’ONU accuse le Rwanda, accuse la RDC, mais il ne s’accuse pas. Pourquoi ?

Le Rapport Mapping  affirme « Ce rapport se veut représentatif dans sa description des violences qui ont affecté directement ou indirectement une vaste majorité de la population congolaise… Il se veut un premier pas vers un exercice de vérité parfois douloureux mais combien nécessaire. »

Oui un premier pas vers la vérité toute entière ? On ne sait pas. Ban-Ki-Moon est arrivé à Kigali, certainement pour essayer de calmer Kagame et « revoir » le rapport. C’est ça la politique : une fois qu’on arrive tout prés de la verité, ou on efface les traces, où on éliminer les témoins, ou les enquêteurs. Mais pourquoi ?

Moi, j’ai vécu une bonne partie de toute cette histoire entre les Kivus et le Maniema.  Jamais, dans tout ce que je voyais et j’entendais avec mes oreilles, j’avais douter de la forte implication du gouvernement de Kigali dans les différentes guerres à l’Est du Congo. J’étais toujours sur, même au moments que nous devions échapper aux représailles, aux menaces et aux accusations mensongères, que tôt ou tard l’Histoire reconnaîtrait enfin ce  que les armées du Rwanda et de l’Ouganda  ont commis au Congo en se rendant ainsi coupables des crimes monstrueux contre la RD Congo et ses populations, avec bien sûr la complicité d’une partie irresponsable  de notre propre élite intellectuelle et politique, dont la plupart des tenants actuels du pouvoir congolais.

Les massacres de Makobola et de Kasika, les massacres de Tingi Tingi et les dizaines de fosses communes découvertes un peu partout aux Kivu et au Maniema ; les meurtres, encore impunis, de Mgr Christophe Munzihirwa, des Frères Espagnols, des dizaines des prêtres et religieux et religieuses… voila ce qui attend de l’ONU des réponses claires et que l’équipe Mapping semble avoir terriblement  et volontairement oublié.

L’ONU parle de massacre des hutus sur le sol congolais perpétré par les forces armées du régime Kagamé, mais il se tait sur l’extermination, aussi systématique, des misérables congolais de par une guerre imposée et jamais voulue par les populations. Les presque 5 millions de victimes attendront en vain leur justice ? Et pourquoi l’ONU s’attarde à ne pas encore reconnaitre le génocide congolais ? Kagamé pour tuer les Interamwe n’a pas exterminé des innocents congolais ? N’était pas le moment opportun pour dire une fois définitive et publiquement ce que la Société Civile, les ONG, les Médias locales et l’Eglises ont dénoncés à maintes reprises et que l’ONU n’a jamais voulu prendre sérieusement en examen ?

La période couverte par le présent rapport, de mars 1993 à juin 2003, constitue probablement l’un des chapitres les plus tragiques de l’histoire récente de la RDC. Ces dix années ont, en effet, été marquées par une série de crises politiques majeures, de guerres et de nombreux conflits ethniques et régionaux qui ont provoqué la mort de centaines de milliers, voire de millions, de personnes. Rares ont été les civils, congolais et étrangers, vivant sur le territoire de la RDC qui ont pu échapper à ces violences, qu’ils aient été victimes de meurtres, d’atteintes à leur intégrité physique, de viols, de déplacements forcés, de pillages, de destructions de biens ou de violations de leurs droits économiques et sociaux. Le but ultime de cet inventaire, mis à part sa contribution historique à la documentation de ces graves violations et à l’établissement des faits survenus durant cette période, consiste à fournir aux autorités congolaises des éléments pour les aider à décider de la meilleure approche à adopter pour rendre justice aux nombreuses victimes et combattre l’impunité qui sévit à cet égard.

La MONUC, étant une mission de paix, avait toujours refusée d’employer la force et d’intervenir avec les armes, si non en cas d’attaques et d’autodéfense. Les meurtres, les assassinats, les viols, les pillages, qui on été toujours perpétrés devant leurs yeux, n’ont été jamais pris en examen subitement.

Nous remercions l’Onu d’avoir enfin mis noir sur blanc pour commencer à dénoncer, et dire une verité, qui, selon nous, en partie tous ce qu’on disait depuis dés années et que tous le monde connaissait très bien.

Le génocide congolais n’est pas seulement affaire du Rwanda. La guerre au Congo n’est pas une affaire inter-congolaise seulement. Les presque cinq millions de victimes, mises en cause par une certaine presse et

Le trafic illicite et l’exploitation des minerais, dont le sol de l’est de la RDC en est si riche, la seul cause de cette horrible guerre L’OUNU ouvre les yeux sur ces que les FDLR ont fait sur leurs compatriotes qui avaient trouvé leurs refuges en RDC seulement aujourd’hui, car le